Pêche post-Brexit: la grande brouille franco-britannique

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La France menaçait d’interdire aux chalutiers britanniques (ici, le Cornelis-Gert Jan Dumfries

, samedi, au Havre

) de débarquer leur cargaison dans les ports français, à partir de lundi soir. SAMEER AL-DOUMY/AFP

Le bras de fer sur la pêche tourne à la bataille rangée et se nourrit de l’inimitié entre Emmanuel Macron et Boris Johnson.

Correspondant à Londres

Les mots trop grands cachent souvent les fissures. Quand deux dirigeants ont besoin de réaffirmer que leurs pays sont les meilleurs alliés du monde, c’est en général que cette amitié ne va plus de soi. Boris Johnson et Emmanuel Macron en sont là. Échangeant des amabilités rassurantes en façade, comme à l’ouverture de la COP26, mais se rendant coup pour coup dans la «guerre du poisson».

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Certes, la France et la Grande-Bretagne ont tendance à rejouer sans cesse Fachoda. Mais les relations franco-britanniques n’avaient pas été aussi dégradées depuis longtemps. Entre Londres et Paris, on échangeait encore lundi mots doux et ultimatums. Le gouvernement britannique a donné quarante-huit heures à la France pour retirer ses menaces de sanctions sur le front de la pêche. L’Élysée a confirmé que les mesures de rétorsion «entreraient en vigueur lundi soir à minuit». La veille à Rome, les deux dirigeants s’étaient livrés à un beau dialogue de sourds. Chacun interprétant à sa manière

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