Pourquoi certains sont-ils d’éternels insatisfaits ?

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Par Jane Roussel

Publié , Mis à jour

Nous avons tous plus ou moins tendance à être insatisfait. Ce mécanisme serait même inscrit dans notre ADN pour nous faire avancer. Getty Images.

DÉCRYPTAGE – Frustration omniprésente, épuisement au travail, objectifs inaccessibles… Nombreux sont ceux qui, quoi qu’ils fassent et malgré le positif, voient invariablement le verre à moitié vide.

«Mais pourquoi tu te plains, regarde tout ce que tu fais, c’est génial !» Emma a perdu le compte de toutes les fois où elle a entendu cette phrase, sans y croire vraiment. Depuis l’enfance, elle souffre d’insatisfaction chronique, soit l’impression permanente de ne pas être satisfaite de ce qu’elle a ou ce qu’elle fait. Le psychologue Boris Charpentier et le coach en développement personnel Patrick Collignon, auteur de Heureuse, si je veux : en finir avec l’insatisfaction chronique (ed. Eyrolles), dressent le portrait de ceux qui s’auto-condamnent à voir toujours le verre à moitié vide.

L’archétype de l’insatisfait ? Le perfectionniste

D’abord, Boris Charpentier rassure: on a tous plus ou moins tendance à être insatisfait. Ce mécanisme serait même inscrit dans notre ADN pour nous faire avancer: «L’être humain a la capacité innée à percevoir tout de suite ce qui ne va pas pour s’en éloigner ou le restaurer, explique le psychologue. S’il était resté confortablement installé dans la première grotte trouvée sans se soucier des dangers…

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