Pourquoi le Canada est-il toujours en conflit avec les Amérindiens?

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Par Ludovic Hirtzmann

Publié , Mis à jour

Le ministère des Affaires indiennes prônait déjà l’assimilation en 1871, voulant «amener les Indiens à se mêler progressivement aux Blancs dans les activités ordinaires de la vie.» LARS HAGBERG/AFP

ANALYSE – Après des siècles de brutalités, dont témoigne la découverte de nombreux charniers, Ottawa ne parvient pas à pacifier ses relations avec les «premières nations».

À Montréal

Aux confins des territoires les plus inhospitaliers du Canada, sur les rives de la baie James, à plus d’un millier de kilomètres au nord d’Ottawa, il existe une réserve de 2000 Indiens Cris oubliée des Canadiens. C’est là, à Attawapiskat, que treize adolescents ont conclu un pacte suicidaire en 2016. Des dizaines d’adultes ont aussi tenté de s’ôter la vie. Ces Cris se plaignent de conditions de vie dignes du tiers-monde. Les familles vivent à 10 ou 12 dans des cabanes précaires, des roulottes, sans eau courante. Attawapiskat n’est pas représentative de toutes les réserves, mais d’une tendance.

Quelle est la situation des «peuples autochtones»?

Si elle est très variée, la situation des près de deux millions d’autochtones, répartis en plus de 619 nations, est majoritairement catastrophique. Certaines réserves n’ont accès qu’à de l’eau contaminée, d’autres sont frappées par des épidémies de tuberculose. Alors que «le Canada se classait au 12e rang international, en 2016, en termes de développement humain, (…) la population indienne

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