Rallye Dakar: l’attentat qui gêne l’Arabie et la France

Réservé aux abonnés

Une voiture participant à la 7e étape du Rallye Dakar entre Riyad et Al Dawadimi passe devant un spectateur, le 9 janvier. HAMAD I MOHAMMED/REUTERS

ENQUÊTE – Alors que Riyad exige la discrétion, une vidéo attesterait bel et bien d’un attentat, commis contre le 4 × 4 d’un pilote français.

Lorsque le jeudi 30 décembre vers 9 heures, Mayeul Barbet et ses cinq amis quittent l’hôtel Donatello de Djedda pour monter dans leur 4 × 4 garé devant l’établissement avant de rejoindre les équipes du Dakar, ils sont à mille lieues d’imaginer ce qu’il va se passer.

«On a fait 500 mètres sur une voie à sens unique. L’ambiance était excellente, on allait rejoindre nos voitures de course deux jours avant le départ du raid-rallye, et puis soudain, boum. J’ai sauté au plafond», raconte au Figaro cet expert automobile, qui se rappelle n’avoir eu alors qu’une priorité: sauver le pilote du 4 × 4 Philippe Boutron, 61 ans, grièvement blessé aux jambes dans l’explosion.

À lire aussi«On avait rencontré Kadhafi et loué à l’armée russe des Antonov 124»: comment le Dakar a appris à gérer en secret la menace terroriste

Pour Mayeul Barbet, qui, comme quatre autres passagers du véhicule, sortira indemne de l’explosion, cela ne fait aucun doute: «c’est un attentat», et non pas un accident, comme les autorités saoudiennes l’ont affirmé après. En portant secours à Philippe Boutron, Mayeul Barbet voit l’explosif dissimulé dans le longeron du 4 × 4. Un explosif…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir.

La liberté n’a pas de frontière, comme votre curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ? Connectez-vous