Réfugiés ukrainiens: ces Français qui ouvrent leur cœur et leur foyer

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Betty (à droite) et Pascal Marquis (derrière, à gauche), boulangers à Roquetoire ont retrouvé Valeriya, 18 ans (au centre en rouge), qu’ils avaient déjà hébergée en 2013, par le biais d’une association d’aide aux enfants malades de Tchernobyl. Ils l’accueillent aujourd’hui avec quatre de ses proches. Marc Demeure/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

GRAND RÉCIT – Dans le Pas-de-Calais, ils ont mis sur pied un dispositif d’aide aussi généreux qu’efficace.

Envoyée spéciale dans le Pas-de-Calais.

Il y a cette directrice d’école qui active Google traduction après chaque phrase pour qu’Alisa comprenne les consignes. Ce couple de boulangers qui, après avoir offert des vacances chaque été à une fillette de Tchernobyl, héberge aujourd’hui la jeune femme avec quatre de ses proches. Cette villageoise, qui a déniché une recette de biscuits ukrainiens sur internet, et en a confectionné des dizaines, enrubannés de jaune et bleu. Cette quadragénaire ukrainienne, mariée à un Français, qui est allée chercher des compatriotes en Pologne, et a laissé une affichette à la gare de Cracovie: «Si quelqu’un veut venir à Ham-en-Artois».

Alors que le pays s’apprête à accueillir 100.000 réfugiés ukrainiens et que les Français se mobilisent sur tout le territoire, dans la plaine audomaroise, autour de Saint-Omer, c’est un extraordinaire élan de solidarité qui s’est levé. Estimant que les pouvoirs publics tardaient un peu trop à réagir, de généreux Pas-de-Calaisiens…

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