Rocambolesque évasion devant un hôpital

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Un détenu, incarcéré à la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise), s’est évadé, mardi, lors de son transfert à l’hôpital de Pontoise. LUDOVIC MARIN/AFP

Transféré, le détenu avait monté un guet-apens, avec sa compagne, depuis sa cellule. Son escorte n’était pas armée.

L’évasion, mêlant la violence à une rare détermination, pointe une fois encore les failles et le manque de moyens du système pénitentiaire en France. Elle se noue à la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise), un établissement plutôt récent – ouvert depuis 1990 pour une capacité théorique de 590 places – mais réputé à haut risque.

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Mardi soir, peu avant 21 heures, les surveillants sont mis en alerte pour ce qui ressemble à une tentative de suicide. Louis F., détenu issu de la communauté des gens du voyage, vient de se taillader les veines dans sa cellule. Bien connu de la justice pour assassinat, tentative d’homicide, viol et vols aggravés ou encore séquestration, ce prisonnier réputé particulièrement dangereux reçoit les premiers soins sur place, avant d’être pris en charge par les sapeurs-pompiers et une escorte de l’administration pénitentiaire.

Né en janvier 1993 à Créteil, il était incarcéré depuis trois mois en raison de sa possible implication dans un sanglant règlement de comptes commis…

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