SailGP : «Il n’y a aucune excuse car on est capable de gagner», retient Quentin Delapierre

Quentin Delapierre, à gauche, à la barre du F50 français. SailGP

Le barreur de l’équipe française du SailGP tire le bilan du week-end français à San Francisco et de la saison 2021-2022.

Après une première journée difficile à San Francisco samedi, l’équipe française du SailGP a connu un dimanche mouvementé, victime d’une collision avec le F50 néo-zélandais dans la dernière régate (voir vidéo ci-dessous). ««Aujourd’hui, c’était chaud, il y avait un vent de terre assez violent et tout le monde était à la limite, raconte le barreur Quentin Delapierre. (Lors de la collision) On était à 35-40 nœuds et il a fallu qu’on passe derrière les Anglais, les Kiwis sont arrivés de derrière et nous sont montés dessus. Ça fait bizarre sur le moment. On s’est tous protégés, on a vu le truc arrivé… Leur coque est montée au-dessus de la nôtre.» «On se retrouve près des safrans et des foils très coupants, poursuit le marin qui s’était déjà fait une belle frayeur la veille. Heureusement on a réussi à se protéger rapidement mais derrière on se retrouve dernier avec un sentiment très amer».

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Avec une 4e et une 6e places dimanche, les Bleus terminent l’événement de San Francisco au 7e rang (sur 8). «Aujourd’hui on a encore été très en difficulté, constate Delapierre qui regrette notamment l’enfournement qui a freiné les Français dans la première régate du jour alors qu’ils étaient bien partis. On a été très mal à l’aise avec le bateau et on a perdu le vol, ça a fait une grosse perte. Il n’y a aucune excuse. Vu nos objectifs on n’avait tout simplement pas le droit de faire ça, on en est conscient. Ça nous a bien servi de leçon. Ce que j’apprécie, c’est qu’à la fin de la manche les gens qui ont l’impression d’être impliqués dans le crash lève la main pour dire «c’est de ma faute désolé les gars», ça c’est sain dans une équipe.»

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Malgré cette saison 2021-2022 terminée à la dernière place (8e), le barreur arrivé en cours de saison (il avait remplacé Billy Besson en septembre dernier) croit en l’avenir : «Il y a plein de choses de bon augure et je n’ai pas l’impression qu’on se raconte des histoires. Tout le monde a envie d’avancer et on est capable de (gagner). On n’a pas la sensation de ne pas être à notre place et on ne regarde pas derrière. On a fait une très bonne semaine. On a hâte d’être aux Bermudes. On a envie de progresser pour faire rêver les gens qui nous soutiennent.» Rendez-vous mi-mai pour le coup d’envoi de la saison 3.

Voile : la finale du SailGP en quinze images spectaculaires à San Francisco

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