Sciences Po Grenoble, au cœur d’une passe d’armes politique

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L’IEP de Grenoble reproche à Klaus Kinzler d’avoir tenu des «propos diffamatoires»contre l’établissement et sa directrice, Sabine Saurugger. JB VIGNY/PHOTOPQR/LE DAUPHINE/MAXPPP

Wokisme, islamo-gauchisme… L’institut, abonné aux polémiques, cristallise les divisions entre la gauche, la droite et LREM qui en appelle à l’exécutif.

En pleine campagne présidentielle, l’affaire de l’IEP de Grenoble a pris un tournant politique. Il y est tout à la fois question d’islamo-gauchisme, d’islamophobie, de liberté d’expression, de diffamation. Au cœur de la polémique: Klaus Kinzler, professeur d’allemand depuis vingt-cinq ans, suspendu par Sabine Saurugger, la directrice de l’IEP, via un arrêté daté du 14 décembre, annonçant la saisie «dans les plus brefs délais» d’un conseil de discipline. Elle reproche à l’enseignant, dont le nom avait été placardé en mars sur les murs de l’école assorti d’accusations d’islamophobie et de fascisme, d’avoir tenu depuis le 7 décembre des «propos diffamatoires» contre l’établissement et sa directrice. À droite – mais aussi dans les rangs de LREM, par la voix du député François Jolivet – demande est faite à l’exécutif de se pencher sur le cas de cet institut abonné aux polémiques.

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Mardi soir, dans une lettre ouverte publiée en exclusivité sur Lefigaro.fr, 40 personnalités, pour la plupart issues…

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