Un mois de guerre en Ukraine, le récit de notre envoyé spécial

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Un militaire ukrainien surveille une des entrées de la ville de Stoyanka, sur la route qui relie Stoyanka à Kiev, le 6 mars 2022. ARIS MESSINIS/AFP

GRAND RÉCIT – Ayant échoué à prendre puis à encercler Kiev, les Russes ont surtout progressé dans l’extrême sud du pays.

Le temps de l’insouciance n’est plus qu’un lointain souvenir à Kiev. À la veille de l’offensive lancée par Vladimir Poutine, le 24 février, la capitale ukrainienne continuait de vivre dans un insolent déni. Les restaurants branchés du centre-ville étaient bondés de clients venus dîner avec leurs enfants ; dans les boîtes de nuit, des Ukrainiennes élancées se déhanchaient sur des rythmes techno devant les objectifs de photographes occidentaux ébahis. La guerre était encore une abstraction, si lointaine… Et pourtant si proche déjà.

Trois puissantes explosions ont déchiré la nuit noire et glaciale de Kiev. Après une pause, une quatrième détonation retentissait au loin. Il était 5h07. Vladimir Poutine venait à peine de terminer son allocution télévisée dans laquelle il annonçait le lancement de son «opération spéciale» . Et déjà, aux portes de l’Europe, la drôle de guerre qui opposait depuis 2014 l’armée ukrainienne aux soldats prorusses soutenus par Moscou dans le Donbass avait basculé dans…

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