Vacciné, non vacciné, ce choix qui empoisonne la vie sociale et familiale

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Cette année encore, la question de la vaccination a été au cœur des conversations dans les familles françaises durant les fêtes. Amaury Cornu / Hans Lucas via Reuters Connect

TÉMOIGNAGES – À travers cette fracture entre non-vaccinés et vaccinés, c’est aussi le fossé entre le monde des grandes villes et celui des petites communes qui se dessine.

C’est sa façon à lui d’«emmerder Macron jusqu’au bout». Tous les matins, Quentin, serveur dans un restaurant chic de la capitale, fait la queue devant sa pharmacie pour se faire tester. Des injonctions présidentielles, il n’en a «rien à foutre». Dans quelques jours, quand le passe vaccinal sera instauré, il quittera son emploi, «tout simplement». Son patron, qui est vacciné? «Il s’adapte.» Ses proches? «ils sont plutôt compréhensifs». Mais dans d’autres familles, la question de la vaccination a creusé des failles, voire des tranchées entre vaccinés et antivax convaincus.

Du côté de Nantes, chez Christian, seul vacciné parmi sa fratrie de cinq, «ça a créé des clans, parmi tous les cousins, entre ceux qui sont vaccinés et ceux qui refusent toujours». «Chaque clan est soulagé de pouvoir partager son énervement, poursuit ce quadragénaire. Certains ne veulent plus me voir, alors que moi j’ai juste fait un choix pragmatique, pour pouvoir continuer à bosser et aller au resto. C’est devenu une sorte…

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