Voitures brûlées: une «tradition» bien installée, qui tend à se répéter à chaque grand événement

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Par Jérôme Fourquet

Publié , Mis à jour

Une automobile en feu dans le quartier de Cronenbourg à Strasbourg. PHOTOPQR/L’ALSACE

ANALYSE – Sociologues, spécialistes des violences urbaines, élus locaux, travailleurs sociaux et policiers s’accordent à dire que les motivations de ce geste sont multiples.

Depuis le début des années 1990, la panoplie des festivités du réveillon du premier de l’An compte un nouvel ingrédient incontournable: les incendies de véhicules, qui se produisent dans de nombreux quartiers populaires des villes françaises.

Comme le révèle une note de la Fondation Jean-Jaurès, les images et les décomptes des voitures brûlées au lendemain du réveillon font désormais partie intégrante du décorum et il semble bien que cette tradition se soit durablement installée dans de nombreux territoires. Alors qu’il était inexistant jusqu’à la fin des années 1980, ce phénomène a pris de l’ampleur depuis le début des années 2000 au point de s’être «banalisé», avec en moyenne près d’un millier de véhicules détruits par le feu chaque nuit de la Saint-Sylvestre en France, comme le montre le graphique ci-contre.

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Sociologues, spécialistes des violences urbaines, élus locaux, travailleurs sociaux et policiers s’accordent à dire que les motivations de ce geste sont multiples. Une partie des incendies…

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